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Macha Poynder est née en 1962 à Moscou. Elle vit et travaille à Paris depuis 1982. Elle est Diplômée de l’Ecole Nationale des Arts Décoratifs (Paris).
Ayant commencé le dessin et la peinture à l’âge de six ans, elle ne s’est jamais arrêtée. Après avoir passé presque quinze ans (entre Moscou et Paris) auprès de ses professeurs qui lui ont transmis, infusé le savoir, le regard, les racines, elle tâche ensuite à les enrichir, à les étendre grâce, notamment, à de multiples voyages et nourrie par les traditions de divers continents, cultures et mouvements, dont l’expressionnisme abstrait. Pour, enfin, les dépasser, s’en libérer et poursuivre son exploration à elle, vers ce qui ne cesse jamais de s’ouvrir, vers les sources mêmes de la peinture.

Expositions à New York, San Francisco, Paris, Londres. Ses œuvres font partie des collections du Musée d’Art Moderne de la Ville de Paris, du Musée National d’Art Moderne, des Fine Arts Museums of San Francisco, de New York Public Library, du Rijksmuseum, ainsi que de nombreuses collections particulières aux Etats-Unis, en France, en Allemagne, en Belgique, en Grande-Bretagne, en Italie, en Russie.

«La peinture se fait de plus en plus musique. Au lieu de la voir, de plus en plus, je l’écoute, je l’entends. Les couleurs sont également des sons, n’importe quel musicien vous le dira. Si une couleur ne sonne pas, elle n’est pas vivante. Les couleurs entre elles forment des accords qui, eux, créent à leur tour une nouvelle résonance. De même qu’en musique il existe en peinture le rythme et la construction, les tonalités et les clés, un tissu musical extrêmement complexe.
Quant au dessin, au trait, c’est lui qui vous guide, qui vous emmène. Il s’apparente plus que jamais à la danse. Pina Bausch ou Merce Cunningham en ont fait une démonstration magistrale, fabuleuse, chacun à sa façon, dans leurs œuvres. Laisser le trait danser est un bonheur suprême. Tout comme il en est pour un musicien qui laisse danser le son ou un danseur qui dessine avec le corps.
Après plus de quarante années de pratique j’arrive à un point, à un seuil où la connaissance s’en va enfin, où le corps et ce qui au-delà du corps, où vous savez sans passer par la pensée (Richter disait bien, en citant Falk, que « lorsqu’on travaille beaucoup vient un moment où l’eau commence à bouillir »), libéré de son contrôle, de sa domination. Cela devient une histoire de perception pure, lorsque le lien avec l’invisible, l’inconnu, l’infini se nettoie, se dégage, se libère de la description, du savoir. La peinture peut enfin jaillir de sa propre source. La peinture se peint elle-même.
Bien des choses deviennent alors possibles. L’élargissement de la perception provoque celui du champ pictural. Puis, plus le territoire propre à la peinture s’agrandit, plus la peinture étend notre perception. Et ainsi de suite, dans une spirale qui n’a pas de fin.
La peinture est l’un des instruments pour pénétrer ne serait-ce que d’une infime partie les impénétrables mystères du monde. La toile, le papier, la surface est une fenêtre où le visible et l’invisible se touchent, se rejoignent, où le mystère s’entrouvre, où l’invisible se révèle. »   Macha Poynder


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